Finlande

La Laponie Finlandaise en hiver : aventure à ski et pulka

– 8 jours d’aventure à ski et pulka, en Laponie Finlandaise en hiver, dans le parc d’Uhro Kekkonen à Kiilopää 

Retrouvez notre expédition en Laponie en dehors des circuits touristiques. Après une première expérience réussie à ski et Pulka dans un fjord de l’Est au Groenland, nous nous sommes décidés d’explorer cette terre rêvée en hiver : la Laponie Finlandaise ! 

Sachez qu’un tiers du territoire de la Finlande se trouve au nord du cercle polaire arctique. Il ne s’agit bien évidemment pas d’un pays mais d’une région qui s’étend au nord, de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et de la presqu’île de Kola en Russie. Ce nouveau défi sportif nous amène donc à partir à ski et pulka, en total autonomie, sur un itinéraire d’environ 100km dans le parc national de Uhro Kekkonen à Kiilopää.

Mais avant de retrouver nos récits, on vous donnes quelques conseils pour préparer un séjour en Laponie :  Quelles activités (« autre que l’aventure à ski et pulka ») faire en Laponie Finlandaise l’hiver ? Quelle région choisir afin d’éviter les coins touristiques ? Et oui la Laponie Finlandaise attire énormément à cette période de l’année pour découvrir le village du Père Noel.  Retrouvez également dans un autre article tout  le détail pour s’équiper lors d’un raid à ski et pulka en Laponie.

LA LAPONIE FINLANDAISE PRATIQUE

Alors que faire dans cette région au dessus du cercle polaire arctique ?

A quelle période voyager en Laponie Finlandaise

Beaucoup privilégie cette destination en hiver pour admirer le spectacle des Aurores boréales qui dansent dans le ciel polaire.  A l’inverse sachez que l’été est une excellente saison pour y contempler le soleil de minuit.

  • HIVER (la meilleure période) de Février à Mars quand les jours rallongent – Juste avant de novembre à Janvier on parle de la nuit polaire. 2/3  longs mois durant lesquels le soleil ne se lève pas avec des températures allant jusqu’à -45°C.
  • ETE : de juin à août : Dans certains régions (tout au nord) le soleil ne se couche pas durant 60 jours. 

Comment se rendre en Laponie Finlandaise :

=> Décalage Horaire : moins 1 heure en hiver (A noter, l’hiver dure 200 jours)

Il y a 3 aéroports en Laponie Finlandaise :

  • Rovaniemi (le village du Père Noel) situé à 250 km du  parc Uhro Kekkonen National à Kiilopää 
  • Kittila à coté de Levi et près du parc national Pallas
  • Ivalo ( à d’Inari, Saariselkä et surtout le Parc Uhro Kekkonen National à Kiilopää  pour réaliser notre aventure. 

Notez que pour chercher les parcs nationaux en Finlande  et en Laponie Finlandaise, vous pouvez directement aller sur le site nationalparks.fi.

Au départ de Paris CDG

Il y a 2 vols pour rejoindre l’aéroport d’Ivalo : 

  • Vol Paris- CDG -> Helsinky (Finlande)
  • Vol de Helsinky à Ivalo (Laponie)

Au départ de Bordeaux :

  • Train Bordeaux  en direction de l’aèroport de Paris-Charles de Gaulle
  • Puis Vol Paris- CDG -> Helsinky (Finlande) // Vol de Helsinky à Ivalo (Laponie)

Comment se rendre à l’hôtel depuis l’aéroport d’IVALO :

=> PRENDRE UN BUS (horaires et détail des informations sur le site de la compagnie)    Matkahuolto.fi 

  • Prix : 13 euros / personne soit 26 euros A/R 
  • Durée : 45 minutes en bus depuis l’aéroport 

=> LOUER UNE VOITURE  directement à l’aéroport ! 

Si nous étions restés plus de 10 jours, c’est ce que nous aurions fait. Après m’être un peu renseignée, c’est plutôt pratique (même en hiver) et les véhicules sont tous équipés de pneus neige. 

À Noter : le bus est ponctuel et sera présent en fonction des vols du jour si vous avez réservé un hébergement. L’arrêt de bus se trouve aussi juste devant notre hébergement : Au Fell centre Kiilopää !

Où dormir en Laponie Finlandaise :

  • À Kiilopaa : Au Fell centre Kiilopää ! ( kiilopaa@suomenlatu.fi)
  • Emplacement idéal à l’entrée du parc Urko Kekkonen.
  • Prix :  114 euros la nuit + petit déjeuner. 

IMPORTANT : Si comme nous, votre avion est prévu à une arrivée tardive, voici le numéro de téléphone + 358 16 670 0700 de la réception ouverte de 8h à 22h. Cet hébergement est situé à 15 minutes en voiture du centre de Saariselkä. Il propose des chambres donnant sur les montagnes  de Kiilopää ou Ahopää. Vous pourrez accéder gratuitement au sauna + internet et RESERVER D’AUTRES ACTIVITES ! 

Que faire en Laponie Finlandaise en Hiver ?

Au hasard, un raid à ski et pulka ! Et c’est au nord de la Laponie Finlandaise,  en totale autonomie dans le parc Uhro Kekkonen à Kiilopääque nous avons démarré cette belle aventure

Pour vous donner d’autres idées que la pratique du ski et pulka, voici une liste non exhaustive à faire dans la région. Kiilopää de part sa proximité du Parc National Uhro Kekkonen est un endroit idéal pour profiter des sports outdoor tels que :

  • Ski de fond : Il y a 200 km de pistes dans le parc
  • Pratique du Fatbiking = vélo dans la neige
  • les traditionnelles raquettes : des chemins de randonnées sont indiquées avec le nombre de kilomètres. 
  • Se baigner dans une rivière glacée et profiter du traditionnel sauna finlandais à vapeur 

Possibilité de réserver le SAUNA FINLANDAIS directement à l’hébergement  Au Fell centre Kiilopää : Ouvert Tous les mardi, mercredi et vendredi de 15h à 20h – Prix : 10 euros – A tester en urgence, c’est unique et tellement bon pour le corps et l’esprit ! 

  • Il y a aussi  2 sommets Kiilopää (546 m)  et Ahopaa juste à coté de l’hôtel de quoi profiter d’un point de vue en hauteur pour le coucher de soleil, le soleil de minuit en été mais aussi contempler ce phénomène lumineux extraordinaire : les aurores boréales.

PLUS CLASSIQUES dans la région, vous pouvez aussi organiser au Au Fell centre Kiilopää  des Safari en Hiver comme :

  • Sortie en moto neige pour chasser les aurores boréales –  Kiilopää étant situé tout au nord, les chances de contempler ce phénomène lumineux sont importants. 
  • Balade en chien de traineaux 
  • Visite du Musée Sami à  75km au nord de Kiilopää dans le village d’inari (transports et billets peuvent être pris sur place)

INFORMATIONS TRES UTILES :

  • Pas de banque à Kiilopää  : la plus proche est située à 16km à Saariselkä.
  • Pas d’hôpital ou médecin : le Centre médical se trouve à Ivalo (à 40 km de Kiilopää)

=> En cas d’urgence contactez le 112 ! 

Reprenons ce qui nous fait le plus vibrer ici les récits de notre aventure « LATITUDE LUMOTTU » – C’est tout au nord de la Finlande au dessus du cercle polaire, que nous avons savouré ce paradis blanc ! 

 

Un départ épique

JOUR 1 : Mardi 18 février

C’est Le grand jour ! Réveil à 5h00 afin de prendre notre train à 6H30 à la gare Saint-Jean de Bordeaux. Un nuit ponctuée d’insomnie sous le stress et l’excitation de ce nouveau départ.  Mais ce qu’on ne savait pas encore c’est que l’aventure allait commencer bien plus tôt que prévue. Voici un petit résumé de nos péripéties accumulées.

  1. Notre chauffeur Uber nous a planté (au rendez-vous absent en bas de chez nous). Évidemment il y avait plus de 30 minutes d’attente pour réserver une nouvelle voiture.
  2. On prend donc notre voiture pour déposer les 60 kg de bagages à la gare de Bordeaux. L’idée étant d’éviter de garer la voiture plus de 10 jours au parking de la gare (les prix sont supérieurs à ceux de l’aéroport).
  3. Camille fait un A/R express afin de déposer la voiture chez nous, puis il loue un VCUB pour revenir. Pendant ce temps là,  véritable entraînement sportif pour moi à jouer au petit poucet pour déplacer les affaires (ski + pulka + 2 sacs énormes + sac à dos sur le quais de gare. Un vrai parcours du combattant entre les escalators puis le faux plat pour atteindre le quai. Et forcément, nous étions placés en dernière voiture du train. (Pour info, il n’y a plus de chariot pour transporter les bagages dans les gares)
  4. Après 2 heures de Train, tout allait bien jusqu’à la descente : Camille s’est fait « dérobé » ou a « perdu » son téléphone avec la carte bancaire. Pour simplifier les choses, il était en possession des billets d’avion et son téléphone état verrouillé par le code 0000 avec un accès à tous les mots de passe dans note !

C’est parti : on ne lâche rien et on continue le trajet avec 1téléphonepour2 !

La suite du voyage se déroule sans fausse note. 21h30, il fait évidemment nuit : -11 degrés sont affichés sur la façade de l’aéroport d’IVALO. Nous avons récupéré l’intégralité de nos affaires sur le tapis de l’aéroport. C’est le principal !  Un bus était bien présent et bingo c’est le notre. Il s’agit de navettes payantes et prévues en fonction des arrivées. Vous pouvez obtenir toutes les infos & horaires sur le site de leur compagnie Matkahuolto.fi .

Vers 22h30, on débarque Au Fell centre Kiilopää (tout confort juste en face du Uhro Kekkonen National park. Mais avant de passer une bonne nuit réparatrice on a eu la chance d’assister au même spectacle que depuis le hublot de l’avion : celui des aurores boréales qui dansent dans le ciel. 

Premier bivouac hivernal

JOUR 2 : Mercredi 19 février

12h00 c’est le VRAI départ : Après un petit déjeuner de compétition, on vérifie une nouvelle fois notre matériel. Partir à l’aventure c’est excitant mais il faut toujours rester prudent. Ainsi, retrouvez tout le détailde notre matériel pour s’équiper lors d’un raid à ski et pulka avant de partir en Laponie. 

Dans les derniers préparatifs, Camille achète de l’essence directement sur place, (à l’accueil de notre hébergement) pour notre réchaud MSR. Nous étions trop éloignés des premières station essence. Par contre le prix n’est pas donné : 12 euros le litre. Mais peu importe, nous n’avons pas le choix, l’aventure doit commencer et on est PRETS !

On s’avance alors sous une grande arche en bois qui symbolise l’entrée du Parc Urko Kekkonen. Après quelques centaines de mètres sur des pistes de ski de fond, j’hume cette nature, ce froid sec qui pénètre mes narines sans même vraiment ressentir le froid.  Le ciel est un peu couvert. Mais vers 16h00, la lumière se révèle. Elle est particulièrement belle jusqu’à nous offrir un magnifique coucher de soleil !  

On décide alors de s’arrêter sur un col pour notre premier nuit. Motivés comme jamais on commence à tasser la neige avec la pelle. Je range rapidement les peaux de phoque pour ne pas qu’elles gèlent. (erreur déjà commise lors de notre expédition de 2018 au Groenland). Ces premiers moments sont uniques. On prend très vite conscience de la chance d’être face à ce spectacle, seul dans ce silence.

Puis arrive l’installation du campement ! C’est l’étape cruciale où il faut être TRES méthodique. 

1ère étape: tasser la neige

A l’aide d’une pelle à avalanche de type Ortovox on tasse la neige avant de déplier la tente. C’est vraiment indispensable et nécessaire pour l’expédition à ski et pulka mais aussi, de mnièreplus globale pour la pratique du ski de randonnée.

2ème étape : Montage de la tente

Rapide et efficace notre petite tente depuis 6 ans n’a plus de secret pour nous. On pourra presque l’installer les yeux fermer. A tester 🙂 

3ème étape : Gonflage des matelas isolants

Un indispensable pour s’isoler du sol, et en l’occurrence, de la neige et de l’humidité. Depuis 2 ans, nous nous sommes équipés des matelas Neo Air XLITE de chez Thermarest. Le gros point fort de ce produit,  c’est son poids. Compact et léger, il combine en plus une technologie très isolante. Et ça je peux vous dire que ça change la vie. (Testé et approuvé au Groenland).

Mais juste avant d’installer les matelas, on y glisse dessous une couverture de survie ! Dans l’idéal nous devrions réinvestir dans un matelas de trekking plus isolant pour se protéger du froid. 

4ème étape : les DUVETS ! 

L’étape cruciale pour passer la nuit au chaud. Nous avons utilisé pour cette occasion nos sacs de couchage tout chauds et douillets embarqués pour notre expédition au Groenland. (CHALEUR- CONFORT -ISOLANT)

Dans le détail :

Le choix du duvet s’opère évidemment en fonction de :

  • la saison
  • de l’altitude
  • des prévisions météo (hausse des températures ou l’inverse)

Evidemment, si vous voulez passer la nuit en Laponie Finlandaise, en hiver, il faudra privilégier des duvets TRES chauds.

5ème étape : déposer les affaires minutieusement à leur place

Pulka d’un coté de la tente, avec facilité d’accès à nos affaires. On vous conseille d’être très méthodique pour ne rien perdre et oublier sur le camp !

6ème et dernière étape : Dîner et savourer un repas chaud avec en prime une nuit sous un ciel d’aurores boréales.

En pratique ça donne plutôt une préparation de repas avec 2 briquets HS ! On regarde ensuite nos allumettes tempêtes ! Elle se comptent au nombre de 11. Et après ce repas, que 10. Peu importe cette première journée était magique jusqu’à ce que je sois frappée par un terrible onglet. J’ai donc verser quelques petites larmes de douleurs.

 

campement en hiver en laponie

 

+ 40 degrés en Laponie Finlandaise au Refuge Suomunruoktun autiotupa !

 

JOUR 3 : Jeudi 20 février

Après une nuit « relativement moyenne », j’ai eu de grosses difficulté à m’extirper du duvet. La tente était totalement recouverte de givre tout comme nos bâtons de ski restés à l’extérieur. Mais le givre semble ne pas avoir épargné le dessus de nos duvets. En même temps, il faut dire que le thermomètre affichait – 12 ° C dans la tente. A vrai dire, même notre appareil photo n’a pas été épargné. Adieu le XT3 qui ne s’est jamais réveillé de cette nuit givrée. 

8H30,  c’est l’heure du petit déjeuner, Camille allume le réchaud avec la 10ème allumette.  L’eau commence à frémir ce qui signifie que dans 5 minutes nous sommes prêts à déguster notre premier granola lyophilisé au chocolat. On en profite toujours pour faire fondre plus de neige pour remplir les Thermos pour la journée. 

Pour défaire le campement,  il nous faut être rapide et méthodique pour ranger. Le secret : bien s’activer ! Alors en 1h30 tout était plié. Mais je peux vous dire que nous avons vraiment ressenti les  -27° degrés. Si bien qu’une fois sortis de la tente, il nous a fallut courir « un peu », avant de chausser les skis, afin de se réchauffer les pieds.

9H30, on repart.

Seuls dans le silence, on entend uniquement le crissement de nos skis dans la neige. Le paysage semble totalement figé. C’est un autre monde qui s’offre à nous avant de s’enfoncer progressivement dans une forêt enchantée. En plus, grâce au passage des motos neige la voie semblait toute tracée. 

Après 5 heures à skier, on découvre une hutte. C’était comme un mirage ou plutôt une illusion.  On se rapproche tout en pensant qu’elle serait fermée à clé. On a deux options continuez ou décider de s’arreter. Vous devinez la suite ? A notre grande surprise la cabane est ouverte. A peine rentrés, il y fait chaud. Je découvre la première ce refuge qui se transforme à mes yeux en chalet de rêve tout confort. Tout y est parfait. Il y a un poêle à bois avec des bûches parfaitement rangée, des plaques de gaz pour cuisiner. Et puis de quoi s’allonger sur es grandes planches de bois pour récupérer de la journée.  Le soir même, c’est la tempête avec des rafales de vent à 80km/h .

Je crois qu’on a eu un bon karma !

On s’est donc installé puis étalé. Et puis par la fenêtre du refuge « Suomunruoktun autiotupa », on aperçoit un homme en train de déchausser ses skis et détacher sa pulka. On échange quelques mots en Anglais et je lui demande d’où il vient ? « From France » me repond t’il ! Ah tiens, plus personne ne fait d’effort en Anglais.  Il se trouve qu’il est précisément de Bordeaux et du même âge que nous.

Et je ne sais pour quelle raison, il nous demande si on est Camille et …(il a perdu mon prénom), partis au Groenland de Instagram. Tellement amusant, il connait déjà un bout de nous. Alors on a savouré ces échanges la veille de son anniversaire dans cet endroit cosy. Si bien qu’à force de discuter, Camille a oublié de décaler du poêle mes chaussettes de skis de randonnée. Quelle tristesse, elles ont littéralement carbonisées. Et en plus elles, étaient neuves. On commence plutôt fort.

Des Allemands et des finlandais se joignent à nous en fin de journée, on allume les quelques Bougies chauffe plats, on prépare nos repas lyophilisé et ce soir c’est tartiflette. A 17h30, nous sommes tous couchés dans nos duvets.

Inutile de vous préciser que les températures étaient indécentes par rapport à la nuit passée. Voilà comment nous sommes passés de -27°C à – 20°C dans le Refuge Suomunruoktun .

La Laponie finlandaise dans un tourbillon de neige

 

JOUR 4  :Vendredi 21 février

Après 10 bonnes heures de sommeil, on ouvre enfin les yeux. Le jour se lève mais la neige continue de tomber. C’est un réveil collectif au refuge de Suomunroktu. Tout le monde s’installe autour de la table pour prendre son petit déjeuner. J’observe, avec curiosité les rations de champions de chacun.

  • Chez les finlandais : c’est porridge et confiture en tube (on pense que c’est de la confiture même si le tube à l’aspect du ketchup) .
  • Chez les Allemands, une sorte de porridge avec des gros morceaux de beurre.
  • Et pour nous, chez les Français, un petit Granola au chocolat, Mickael fait exception au petit déjeuner sucré avec son chicken Fajitas.

C’est la seule fois où l’on s’est tous retrouvé ensemble, à table,  avant de se quitter. Vers 9H19, oui c’est précis, on rassemble nos affaires. Mickael nous offre gentiment ses boites d’allumettes et des petits déjeuner lyophilisés pour la suite de notre voyage. Mais avant de partir en sens opposé, on immortalise cette rencontre devant la hutte, le jour de ses 33 ans.

Encore une fois, l’aventure te fait vivre de belles expériences mais aussi de belles rencontres.

Skis chaussés, prêts à démarrer, nous savons par avance que cette journée, sous la tempête sera compliquée. Les rafales de vent sont prévues aux alentours de 60-70km/h. « Ça va secouer dans les sapins enneigés » ! Et puis, pour ne rien faciliter, on n’y voit pas à 20 mètres ! C’est assez déstabilisant & angoissant pour progresser.

Mais ce qui est féérique c’est de traverser ces forêts enchantées. On est totalement encerclé par d’immenses sapins. Le décor de la carte postale en Laponie Finlandaise est planté. Du blanc, du blanc et partout du blanc.

Vers 13h00, on avale en guise de déjeuner :  une pâte d’amende  et un peu de thé.

Malgré les douleurs de Camille à sa clavicule, son besoin d’aventure est toujours plus fort. Il lutte et refuse de montrer sa douleur. 

C’est dans ces moments que je réalisé aussi sa vulnérabilité. 

Un peu désorienté, on compte l’un sur l’autre pour se repérer. A vrai dire je compte à fond sur Camille même si mon intuition me dit de filer à des sens opposés.  Il es vraiment difficile de se repérer dans ce brouillard neigeux.

Alors, Camille sort la carte et la boussole. Le vent nous complique la tâche et la fait virevolter dans tous les sens.A tour de rôle, on fait la trace. On avance péniblement sur ce terrain accidenté.  Il y a beaucoup de bosse de neige. ça peut paraitre hyper amusant  sauf que c’est hyper déstabilisant. Imaginez-vous tracter la pulka (ce petit traineau rigide de 40 kg) relié a deux cordes sur votre dos. ? Et bien, je peux vous confirmer que la pulka  n’aime pas ce type de  terrain. Tantôt à droite, tantôt à gauche, elle n’a cessé de basculer. 

Il me faut donc me faufiler en ski aux cotés de Camille pour la redresser et ce n’est pas le plus simple ! C’est précisément dans ces moments que mes nerfs ont été mis à rude épreuve. 

Et puis, au loin on aperçoit deux personnes à ski et pulka . La joie de les croiser se lit autant sur leur visage que le notre. Ils ont l’air tout aussi rassuré que nous de croiser de la vie humaine ! Alos on se renseigne mutuellement sur la distance à parcourir pour rejoindre le refuge de Suomunroktu.

14h50 c’est l’heure à laquelle on découvre le refuge TUIKUSKURU. Une nouvelle fois, il est ouvert. On ne se fait pas prier pour y dormir. C’est le grand luxe ! 

Après 15 kilomètres dans la poudreuse à faire notre trace, on est content de déchausser, ranger le matériel avant de se reposer. 

On y rencontre Walter, un finlandais avec qui nous jouons au jeux des petits cochons. Cette phrase est étrangement amenée ! C’est le meilleur jeu de société  pour voyager ! Et oui ils sont léger les petits cochons. Après plusieurs  parties perdantes, Walter s’est exclamé en disant qu’il s’agissait d’un « Stupid French game » ! Ma conclusion, il est mauvais perdant et je comprends 🙂 !

Après quelques fous rires, vers 17h30, on avale une petite soupe d’oignons et croutons  ! On poursuit ensuite avec un plat lyophilisé chacun, un compote et du chocolat aux noisettes  avant d’aller se coucher.

Après une nuit réconfortante et de longues heures de sommeil, je sors préparer notre matériel. Une tache habituellement réalisée par Camille. Mais, il a suffit de quelques jours pour que je prenne confiance en mes capacités et ainsi assurer le relai.

refuge tuikuskuru en Laponie

au chaud dans un refuge finlandais

Le Sauna finlandais de LUIROJARVI

 

JOUR 5 : Samedi 22 février

Départ à 9h30, il fait 0°C – En très peu de temps, nous sommes réchauffés. On enlève notre dernière couche de vêtement (la doudoune) pour éviter de transpirer. Aussi étrange que cela puisse paraitre, il fait presque chaud !

On progresse dans la poudreuse en direction de l’objectif : Atteindre une cabane à une quarantaine de kilomètre dans le parc d’Urho Kekkonen à la découverte de ce sauna perdu finlandais.

Mais on n’était pas au bout de nos surprises, on a du faire un long détour.  En effet, la rivière à traverser était ouverte (pas de pont de neige). Et puis, on ajoute les températures positives du jour.  En temps normal, c’est super agréable mais la neige s’etait totalement transformée au fil de notre avancée. Ça collait tellement sous nos skis qu’on avait ce sentiment de rester scotchés. La neige s’accumule en grande quantité sous nos peaux de phoque si bien que mon ski se transforme en « ski compensé ». Comme un genre de grand patin à glace !  C’est énervant et hyper déstabilisant ! 

Pour information, la peau de phoque c’est la bande de tissu en velours collée sous le ski pour ne pas qu’il ne glisse que dans un sens et ainsi remonter la pente.

Vous imaginez bien la suite, la progression a été de plus en plus difficile.  J’avais le sentiment de vivre un remake de notre expédition au Groenland de mars 2018, en moins dangereux. Ne perdons pas de vue, ici il n’y a pas d’ours.

Peu importe, le mental reprend et on ne lâche rien. Et puis, il  faut dire que le refuge qu’on s’apprête à rejoindre se révèle être un véritable HILTON.

 

Après plusieurs heures de galères, on fini par atteindre la cabane. 

A peine arrivés, vers 16H00, on installe notre coin dodo en premier  !  L’idée est de ne pas attendre la tombée de la nuit pour y voir clair. Pendant que je pars chercher de l’eau sur le lac gelé, Camille s’active pour chercher du bois pour le sauna. Alors que nous tentons de démarrer le sauna, on y fait la rencontre de Mika, un finlandais qui arrive de l’autre coté du parc. Ce sera notre nouveau compagnon de refuge. 

Il nous prête main forte pour tenter d’allumer le sauna. En effet, le conduit de la cheminée est complément bouché par la glace. Après une bonne heure, la tentative est infructueuse. 

Vraiment, il se mérite ce « smoked sauna » !

En attendant, le plus agréable pour moi c’est de contempler la lueur des bougies dans le reflet de la  fenêtre. 

Chaque chose prend du temps, et on ne se rend pas bien compte à quel point aller chercher de l’eau, la faire chauffer puis allumer le sauna peut-être long.

Pendant ce temps, Camille ne semble pas avoir dit son dernier mot. Avec acharnement, il prend le Thermos d’eau chaude et débouche le conduit gelé. Danse de la joie !  On pénètre rapidement dans le sauna. On peine a se dévêtir car le sol est malgré tout gelé. La chaleur est très différente. Une chaleur humide où l’on sent une forte odeur de fumée. Ça ne semble pas totalement au point mais c’est royal pour cette soirée.

Le refuge de LUIROJARVI est le plus agréable ! Pour la petite histoire à quelques kilomètres de ce refuge et au bout du parc national Urho Kaleva Kekkonen se trouve Korvatunturi. Une colline de 483 mètres qui signifie montagne de l’oreille. La légende raconte que Le Père Noël vit dans un village isolé au flanc de la colline, avec ses lutins et ses rennes. Il peut tout entendre pour savoir qui a été sage et qui ne l’a pas été. Autant vous dire que les lettres des enfants du monde arrivent aussi bien la bas qu’à Rovaniemi (la ville ultime pour y découvrir le village du père noël).

Nous sommes déjà à la moitié de l’expédition, totalement déconnectés !  Cela fait un bien fou. Nous avions initialement prévu de rejoindre le pic de Sokosti = Le point culminant de la Laponie Finlandaise avec ses 720m. Camille rassure mes doutes, la tempête semble derrière nous mais pour autant, nous n’avons pas suffisamment de temps pour se permettre de continuer. 

Redoux neigeux sur le chemin du retour

JOUR 6 : Dimanche 23 février

 

La Laponie Finlandaise située au nord-est de l’Europe, est avec l’Islande l’état le plus septentrional du monde. Il faut savoir qu’un tiers de son territoire se trouve au nord du cercle polaire arctique et c’est précisément la bas que nous étions.  A cause de sa latitude élevé les hivers sont longs et rigoureux.

Ça c’est la théorie, car en pratique on a ressenti un sacré redoux. Ce jour-là c’est sans vent et sans neige que nous progressons. C’est quasiment le premier jour où l’on peut admirer une vue dégagée. Mais la nouvelle galère du jour, nous oblige à nous arrêter. Les peaux de phoques de Camille ne tiennent plus sous la semelle du ski. Il est constamment obligé de s’arrêter pour tenter de les recoller. Un peu galère mais ça l’a fait ! 

Une journée moins éprouvante physiquement. J’ai vraiment pris confiance et c’est moi la guide aujourd’hui ! 

On partage à nouveau un refuge avec Mika. On rigole beaucoup avec lui car il ne supporte pas la chaleur. Alors pendant qu’il part à la rivière chercher de l’eau on s’empresse de glisser une bûche dans le poêle à bois. Nous voila parti dans un fou – rire incontrôlable. un peu plus tard, Mika ressort dehors. En regardant par la fenêtre Camille me fait croire qu’il fait la sieste dans la neige !  Il faisait 21°C dans le refuge mais alors qu’est ce qu’on a rit. On passe un excellent moment avec lui.

Dans cette chaleur réconfortante, le repas du soir vient nous taquiner les narines.

Au menu, pâtes aux 3 fromages lyophilisées. D’ailleurs pour économiser le gaz du refuge, il est préférable de poser une casserole d’eau sur le poele à bois. L’ébullition est très rapide pour ensuite verser l’eau dans le sachet.  

Selon Micka « diction finlandais » «  si la nourriture n’est pas bonne c’est que tu n’as pas assez skier ». Il n’a pas tord car je peux vous dire qu’on dévore chacun de nos repas. 

Avant de se coucher, on s’active à écrire quelques lignes dans le carnet pour ne rien oublier. Vers 20h58 ma frontale s’éteint plus de batterie, c’est donc une frontale pour deux qu’on éclaire nos deux bouquins.

expedition a ski et pulka en laponie

 

Laponie Finlandaise : La magie d’un bivouac encerclé par les sapins enneigés

JOUR 7 : Lundi 24 février

Une fois passé entre les montagnes c’est un autre monde . Une autre planète entre ces petits arbustes enneigés. Camille se fait plaisir avec une descente à ski qui se révèle un peu foireuse. Mais bon fallait t’il le savoir .

expedition a ski et pulka en Laponie

 Ensuite s’en est suivi une nouvelle portion à ski dans la forêt enchantée. Vers 15h00, il était temps de s’arrêter. Ce n’est pas vraiment le froid qui m’a irrité mais la fatigue de la journée. On installe à nouveau le campement.  On tasse à nouveau la neige à l’aide de nos skis : Un bonne astuce pour rester au chaud ! Chacun de nos gestes est rodé on pourrait déplier la tente les yeux fermés.

Une fois  la tente dépliée, Camille l’isole avec la neige. Et pendant ce temps, je m’occupe d’installer l’intérieur. Le secret c’est de toujours rangé le matériel à sa place.

A 15h40, On est désormais à l’abri et protégé.

J’observe Camille s’amuser dans la poudreuse comme si c’était la première fois qu’il découvrait la neige. Comme un enfant il se laisse tomber, il se laisse aller dans ses propres rêves. Et pendant ce temps les températures grimpent comme jamais dans notre tente. On frôle les 20°C ! Oups, on s’est une nouvelle fois un peu trop emballée jusqu’à en faire brûler un petit bout de notre tente. Il faut toujours être prudent en manipulant le réchaud à essence. Si bien que quelques gouttes se sont échappée tombé sur le tapis de sol extérieur. En tapant avec ses gants, les mains de Camille on pris feu, rien de mal, rien de grave mais on s’est fait peur.

Bon maintenant il fait s’occuper : mon bouquin déjà terminé, je tente d’écrire quelques lignes avant que l’on décide de manger un second repas. Un bonheur simple que l’on savoure intensément.

 

Dernier moment de cette aventure en Laponie Finlandaise

 

Jour 8 : Mardi 25 février

Après une excellente nuit de sommeil, on admire le lever de soleil entre les branches des sapins enneigés. Le poids de la neige semble lourd pour ces grandes silhouettes cotonneuses. On a envie de rester encore de longues heures à les contempler. Alors on prend le temps de prendre un petit déjeuner, à base de granola au chocolat avant de lever le campement.

lever de soleil dans les sapins enneigés en Laponie Finlandaise du coté de kiilopaa

En repartant, c’est le pieds ! On traverse à nouveau cette forêt enchantée. Dans une descente, je m’amuse à observer camille jongler d’un bras avec sa pulka. Pas évidemment pour lui de rester la clavicule immobilisée. 

Sur le chemin du retour, pendant que j’avance plus lentement Camille m’écrit des mots d’encouragements dans la neige. « Je suis fier de toi « – Courage – et puis un « ♥ ».  Malgré une bonne gestion de l’effort et des repas, je commence malgré tout à être fatiguée. D’ailleurs mes pieds dans mes nouvelles chaussures de ski de randonnées, étaient bien trop confinés.

Vers 16h00 on installe notre dernier campement avec vue sur le coucher de soleil.

On est à environ 10 kilomètres de Kiilopää. Confortablement installés, l’apéritif est vite écourté. Durant la préparation du repas, Camille s’ébouillante la main en jetant l’eau, de la casserole. Résultat en retirant son gant, sur une grande partie, sa peut est arrachée. 

Brulé au second degré, il fait mine de rien et les -15° degrés dehors semble anesthésier sa douleur. On attrape alors rapidement la trousse de secours pour réaliser les premiers soins.

Malgré un excellent équipement, cette nuit fût un peu plus compliquée. Comme si c’était pour boucler la boucle ce cette aventure en Laponie Finlandaise. -27°degrés tu y croit toi ? Ça m’a littéralement givré le cerveau. J’ai même dormi Cagoulé. Même au Groenland ça ne m’était pas arrivée. 

t si difficile nous étions très bien équipes et malgré tout le froid sembler pénétrer les extrémités du corps : mains et pieds. 

rennes en Laponie l'hiver

 Dès le réveil, un regain d’énergie m’a envahi pour immortaliser ces derniers moments. Le moral est bon et Camille ne souffre pas.

Malgré le froid mordant, on observe le panorama qui emprunte un air enchanté ! 

Il s’est passé tellement de choses durant ces 8 jours d’aventures, qu’à peine rentrés, on est déjà nostalgiques de tous ces moments passés. Pour les âmes sensibles s’abstenir. Camille nous montre fièrement sa main désinfectée. 

aurore boréales en laponie finlandaise l'hiver

 

 

Maintenant que nous vous avons livré un bout de nous, un bout d’aventure en Laponie Finlandaise, c’est à vous de vivre d’aussi belles émotions en duo ou en solo ! Habitants en ville nous n’étions pas destinés à vivre des aventures aussi extraordinaire et pourtant, on est plutôt fiers de se dépasser dans cet environnement aussi hostile que féérique.

J’espère que cet article vous aidera à organiser un voyage contemplatif ou une belle aventure dans cette région du monde, au dessus du cercle polaire arctique ?

Si vous planifiez une expédition en Laponie l’hiver, n’hésitez pas à épingler cet article pour plus tard.

 

Une expédition de 10 jours réalisée en Février 2020 en collaboration avec l’assurance voyage Chapka Assurances et Mammut !

 

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4 Commentaires

  • Répondre
    Amélie
    31 mars 2020 at 1 h 15 min

    Quelle aventure hein ! Ça me rappelle la notre de l’année passée (sans pulka par contre haha).
    On connait déjà la laponie suédoise qu’on avait tant aimé ; on aimerait beaucoup aller jeter un œil du côté de la Finlande.

    Puis sinon, combien de temps avant le jour J vous êtes vous préparés ? Physique, équipement etc .. combien de temps ça vous a pris ?
    Avez-vous du payer un permis pour rester dans le parc ? Et pour recharger les batteries c’était pas trop compliqué ? Me souviens l’année passée sans les prises au refuge je ne sais pas comment on aurait pu tenir ..

    Prenez soin de vous en cette triste période,
    Bisous xx

    • Répondre
      Unduvetpourdeux
      3 avril 2020 at 15 h 30 min

      Piouff m’en parle pas ! Camille garde un beau souvenir (pour le moment indélébile) sur sa main !

      La Laponie Suèdoise doit être tout aussi charmante- Je ne pourrais pas comparais les deux pays, mais j’imagine que les paysages arctiques restent aussi beau des deux cotés. Pour la préparation je dirais un mois. Physiquement on est toujours un peu actif mais c’est vrai que l’aventure était compromise avec la facture de la clavicule de Camille (La 4eme au même endroit). Au niveau de l’équipement, on a repris en grande partie le matériel du le Groenland mais cette fois-ci on a acheté une pulka. Camille lui a confectionné un sur-sac (le rouge) pour protéger nos sacs à l’intérieur –
      Pour pouvoir réaliser l’expédition, nous n’avons pas payé de permis particulier. On a découvert ces cabines en bois, qui en revanche peuvent être loué au préalable. Chaque refuge est divisé en 2 (une partie payante (et tu disposes d’une clé semble t’il – et non payante (comme ce que nous avons eu la chance de faire)-

      Pour la logistique PHOTO / VIDEO, tu fais bien de le souligner. C’est compliqué pour les batteries. Dés la première nuit, le froid a endormi notre XT3 pour toujours. Une perte importante des le début de l’aventure (sans compter l’iPhone de Camille dans le train). Nous avions 2 batteries pour le drone) pas possible de les charger. Pareil pour le boitier restant XPRO 2 (5 batteries chargées avant le départ) en revanche pour la Gopro, l’iPhone, les frontales on avait 3 batteries portatives pouvant charger jusqu’a 20 fois le téléphone.

      On a du se limiter et finalement sans réseau (ou très rarement sur des cols), la batterie sur le téléphone s’use moins vite:-)
      C’était extraordinaire cette aventure en Laponie, le terrain de jeu bien plus sécu qu’au Groenland ou clairement ça aurait pu mal tourner.

      Prenez soin de vous de l’autre coté de l’atlantique également.

      A trés bientôt par chez nous j’espère.

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    Lolli
    3 avril 2020 at 9 h 26 min

    Quels paysages magnifiques ! Lire votre aventure pendant le confinement, c’est une bulle d’évasion bienvenue dans le quotidien. Merci à tous les 2de partager vos aventures , c’est vraiment inspirant et les photos sont sublimes. Je me suis crue en Laponie pendant 10 min . merci à vous !!

    • Répondre
      Unduvetpourdeux
      3 avril 2020 at 15 h 17 min

      Merci beaucoup pour tes mots touchants – même pour nous c’est une bulle d’évasion … Ces paysages et la lumière propre a cette région arctique et fascinante je trouve. Ravie d’avoir pu t’embarquer quelques instants loin de l’inquiétude générale ambiante.
      Bon week-end.
      Amanda

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