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Panama : La vie de Robinson sur les îles San Blas

Cette nouvelle aventure a démarré le mercredi 13 avril 2016, une date importante puisqu’il s’agit de l’anniversaire de Camille !

Nous quittons impatiemment Bordeaux avant de s’envoler au Panama pour sa 32ème bougie !!!

Le Panama est notre destination finale puisque nous faisons d’abord escale à Amsterdam. Camille a été le petit gagnant de la journée avec les décalages horaires ! Cette journée d’anniversaire s’est finalement étendue sur 32 heures.

 32 ans, 32 heures, marrante la coïncidence !

Avant de partager notre aventure quasiment seul sur un îlot de la taille d’un terrain d’atlétisme, je vais tenter de vous expliquer comment nous nous sommes retrouvés dans cet endroit paradisiaque !

A la recherche de billets d’avion les moins chers, Camille a trouvé un parcours très intéressant au départ de Bordeaux. Partir de sa ville, sans passer par Paris, ça n’a pas de prix 🙂

Quelques semaines avant le départ, Camille me pose la question suivante : «Sais-tu où se situent les îles SAN BLAS ? »

– « les quoi ? » je lui répond d’un air étonné en retroussant mon nez !

– « les îles SAN BLAS ?» me répond t-il !

Voilà une excellente question à laquelle je n’avais pas de réponse avant que l’on réserve notre vol !

En réalité, le Panama n’était qu’une escale pour nous ! Une destination « transit » avant la découverte de la merveilleuse île des caraïbes : CUBA !

Je n’avais pas la moindre idée de la situation géographique de ces îles et par la même occasion qu’une vague idée du Panama & de l’histoire de son canal.

La surprise a été de taille, d’une taille bien plus grande que celle de notre île.

Cette destination s’est révélée être un Paradis fiscal ! Ah ah, la blague 😉 On oublie le scandale « des panama papers » et on s’est laissé porté par ce petit coin de bout du monde.

UN PARADIS tout simplement !

Situées dans la mer des Caraïbes, l’archipel des îles San Blas comptent parmi 365 îles, peut être même plus… Il semblerait qu’une soixantaine de ces îles sont habitées par les Gunas (un peuple indigène faisant partis des diverses communautés existantes au Panama).

Mais avant de savourer ces doux moments dont un décor digne d’une « carte postale », il faut organiser son déplacement.

Quelques heures de 4X4 matinales dans la jungle telles des montagnes russes : on aperçoit au travers nos fenêtres une dense végétation sauvage.  La nature a été manifestement généreuse au Panama. Dans cet immense jardin, parfois fleuri,  je m’amuse à imaginer en secret ce que l’on pourrait y trouver…

Cet endroit semble totalement inexploré !

Les minutes passent et des hauts le coeur m’envahissent rapidement. Les montagnes russes ne sont définitivement plus pour moi. Je me concentre à imaginer ce que nous allons découvrir mais j’y parviens difficilement.

« Eau turquoise, palmiers, sable doré », tout me vient dans le désordre pendant que j’observe nos voisines de trajet qui dorment la tête en arrière et la bouche ouverte. J’avoue être un peu jalouse de ce sommeil profond.

Iles San blas : Panama

Quelques heures après, en début de matinée, nous apercevons un petit embarcadère.

Le sol en terre de couleur rouge donne à nos pieds un aspect déjà bronzé ! A ce moment précis, l’inconnu s’offre à nous car nous n’avions rien réservé…

C’est aussi ça les vraies vacances, laisser place à l’imprévu !

On aperçoit de petites embarcations, des sortes de pirogues taxis identifiables par le nom des différentes îles.  La puplart des noms ne nous sont pas familiers ! Je crois que c’est tout à fait normal compte tenu du nombre d’îles.

J’avais tout de même, avant notre départ, consulté des sites & forums sur le sujet. Un peu bredouille de mes recherches, c’est dans une conversation de 2009, de mémoire, que j’ai découvert l’existence de l’île «EL DIABLO ». Une famille d’expatriée au Panama expliquait s’aérer les week-ends sur les îles SAN BLAS.

Sans photos et avec un simple récit, on la note dans un petit coin de notre carnet.

L’île de KUANIDUP avait également retenu mon attention comme étant la plus belle île selon Antoine ! Vous savez les chemises à fleurs !!!!

C’est donc sur place, que nous réservons une nuit pour commencer sur « El Diablo » !

Quelques négociations plus tard, nous embarquons avec toutes nos bagages dans cette petite pirogue à « gros moteur ».  La navigation est plutôt paisible au début nous laissant ainsi observer un paysage de mangrove.

Iles San blas : Panama

Le soleil brille si fort et l’eau est si claire qu’on peut dire que les vacances ont belles et bien commencé.

Ensuite, le bateau navigue suffisamment vite pour que l’on reçoive cheveux au vent, une multitude d’éclaboussures.

Une demi-heure plus tard, on aperçoit des îles, plus ou moins touffues en palmiers et peu éloignées les unes des autres. On s’imagine à chaque instant qu’il s’agit de la nôtre !

Impatient nous ? Bien sûr que non 🙂 !

Les vibrations du moteur ralentissent et on commence à apercevoir un joli petit îlot bordé d’eaux turquoise. L’eau est si claire qu’on y distingue des milliers de petits poissons.

Nous débarquons et trempons nos pieds dans cette eau à peine rafraichissante ! Un vrai bonheur d’être pieds nus dans le sable sous cette chaleur. Nous sommes tout de suite accueillis par les habitants de l’île,  les Gunas.

Mais qui sont les Gunas ? 

Les Gunas sont une communauté amérindienne quasiment indépendante du Panam vivant essentiellement sur les îles San Blas.

Ces indiens d’Amérique Centrale ont une culture unique et surtout authentique. Les Gunas ont réussi à conserver leurs droits ancestraux sur ces îles qu’ils habitent.

Au delà de leurs îles paradisiaques, on s’est penché davantage sur leurs coutumes et traditions. C’est toujours fascinant d’observer leur fonctionnement. Pour tout vous avouer, l’île était si petite que sans pour autant faire les curieux on y observer facilement leur rythme au fil de la journée.

Les femmes portent tous les jours cette tenue traditionnelle aux couleurs vives. Ces tissus colorés et brodés par leurs soins sont appelés des « Molas ». Ces plastrons sont réalisés à partir d’un assemblage de plusieurs tissus cousus. Un vrai patchwork de dessins de couleurs qui leur vont à merveille. Quelques unes d’entres-elles portent encore un anneau en or dans le nez, comme cette femme ci-dessous.

Iles San blas : Panama

La beauté de cette Femme Gunas parée de sa traditionnelle tenue devant sa hutte.

Les habitants de cette île paradisiaque vivent très simplement : essentiellement de la chasse et de la pêche. Leurs petites cabanes de bambous construites directement sur le sable en témoignent.

Nous avons d’ailleurs eu l’occasion d’assister à la construction de deux d’entres-elles. En une journée, une trentaine d’hommes d’îles voisines a débarqué pour apporter de l’aide. Mur en bambous et toît en feuilles de palmiers sont les secrets de leur construction. Des matériaux naturels mais a priori résistants !

Nous avons passé quelques heures à discuter avec les ouvriers en évitant de tels déconcentrer.

De notre coté, nous avons dormi dans une petite tente au bord de l’eau.

Comment vivre quelques jours sur de si petites îles ?

Pour les accros à internet, ce n’est définitivement pas la bonne destination car la desintox est assurée !

Même chose pour le confort ! On a vécu comme des robinsons sur ces si belles îles.

A l’exception prés,  nous n’avions pas besoin de nous préoccuper des repas. Des plats uniques composés de poissons frais, langoustes et poulets ont su ravir nos papilles dès les premiers jours.

De vraies vacances reposantes et ressourçantes à se laisser bercer par le rythme des vagues.

Je me souviens de notre premier jour, avec un réveil aux alentours de 5h28 (c’est précis !) . On se ballade autour de l’île et j’observe le nombre de noix de cocos tombées dans la nuit.

Il est à peine 7H00 que avons déjà chaud. La puissance des rayons du soleil me rappelle que je me situe bien dans les caraïbes.

Sans se faire attendre, on s’installe rapidement à l’ombre sur de grandes tablées en bois pour prendre notre petit déjeuner. Beignets et oeufs sur le plat ! Surtout n’ayez crainte c’est très bon et même s’il y a beaucoup d’huile.

On se laisse rapidement aspirer par un rythme tout doux à contempler la beauté du paysage qui nous entoure mais aussi à découvrir les trésors que regorgent ces eaux turquoises.

 

  • L’île, El diablo :

 

Iles San blas : Panama

Iles San blas : Panama

Iles San blas : Panama

 On s’amuse sous l’eau sans s’inquiéter du temps !

Loin de tout et deconnecté des effets du temps qui passe, les journées sont lentes. « De vraies scènes en slow motion ».

Cet endroit est propice à la méditation et la contemplation ! 

Loin du tourisme de masse et des complexes hôteliers, nous avons eu la sensation d’un retour aux sources, La vie ici est « SIMPLE & AUTHENTIQUE ».

 

Une des caractéristiques de l’île, la tranquillité et cette balançoire en pneu ! 

Iles San blas : Panama

A 5 minutes en bateau de notre île, nous avons découvert un véritable coin de paradis.

  • Lîle Pelicano :

Un îlot tout mignon de quelques palmiers. On découvre cette endroit quasiment vierge.

Le sable est si chaud et fin qu’il ne parvient pas à coller sur nos pieds. On s’approche de cette petite hutte qui s’est révélée être habitée par 4 Gunas. Une petite chaise en plastique rouge, un bateau et une balançoire bordé d’eau turquoise ! C’est ce qu’incarne l’île Pelicano.

Iles San blas : Panama

Iles San blas : Panama

Iles San blas : Panama

On profite de la journée sur une île un peu plus isolée et le soleil se couche pour notre plus grand plaisir.

Iles San blas : Panama

C’est vraiment déroutant d’imaginer une vie sur cet îlot. une vie si différente qui chamboule nos repères. C’est justement ça qu’on aime en vacances aussi.

Iles San blas : Panama

Iles San blas : Panama

le spectacle d’un ciel étoilé sous les palmiers

Après deux nuits passés sur cette île à plonger et profiter simplement de ces petits riens du quotiden, nous décidons de repartir pour dormir sur l’île de Guanidup.

A notre arrivée à l’embarcadère, le prix exorbitant de 85 $/nuit/personne nous a dissuadé. Nous avons donc fait un second choix, une île au nom imprononçable : la Isla « NAVARASCANDUP BIPI ».

Nous nous sommes renseignés et après une négociation de 20 $, nous avons pu découvrir la fameuse & la belle Guanidup pour quelques heures.
Tout est faisable sur place y compris le « sur mesure « !

  • L’île de Guanidup :

Cette île considérée comme étant la plus belle selon Antoine 😉 et aussi petite que notre îlot de paradis du jour précédent.

L’île peut accueillir plusieurs visiteurs, mais ce samedi, nous n’avons vu que deux Français du Basson d’Arcachon (le hasard…!)

Iles San blas : Panama

Ces îles sont à la fois toutes différentes et ressemblantes. Une beauté dont on ne se lasse évidemment pas., mais l’îles aux étoiles de mer nous a époustouflée.

Iles San blas : Panama

CONSEILS AUX VOYAGEURS 
  • Comment choisir son île ?

 

Le choix de l’île est très important et ce n’est pas tellement sur place que vous allez obtenir le plus d’informations sur le sujet.

Il est en revanche possible de discuter avec les autres voyageurs pour se faire une idée.

Le mieux c’est de se renseigner avant le départ.

Pour tout vous avouer, peu importe l’îles que vous élirez, elle sera dans tous les cas bordée d’une mer bleue, arborée de palmiers et saupoudrée de grains de sables dorés.

Ces îles paradisiaques ont tout de même un prix !

  • Combien coûtent ces îles paradisiaques ?

 

Le transfert depuis le Panama city à destination des îles San blas peut se faire en avion et en voiture.

Il est possible de louer une voiture, mais avec le recul, il est préférable d’organiser son transfert avec un chauffeur.

Depuis notre auberge : LUNA CASTEL HOTEL, la réception s’est fait un plaisir de nous aider à organiser le transfert et notamment en téléphonant à notre chauffeur.

Le déplacement en 4X4 est de 85$ ALLER/RETOUR et par personne.

A votre arrivée à l’embarcadère, il faudra ajouter 20$/ personne pour le trajet en bateau sur l’une des îles San Blas.

Sur place, vous avez la liberté d’amener de quoi manger mais surtout des boissons. La bouteille d’eau et a 2$ sur l’île. Vu la chaleur, on ne peut que conseiller d’apporter un pack d’eau de 6litres et même pour deux jours !

Le prix d’une nuit sur l’île : El Diablo (repas inclus)

  • 35$ par personne et par nuit avec l’option tente
  • 40$ par personne et par nuit avec l’option hutte collective
  • 50$ par personne et par nuit avec l’option hutte collective

(Il y a un seul sanitaire pour tout le monde et très sommaire)

Sur ces îles, il ne faut pas vraiment rechercher le confort mais l’aspect sauvage et authentique du séjour.

Nous avons choisi  la 1ère option à El Diablo et la dernière sur la Isla « NAVARASCANDUP BIPI ».

Avec le recul, on peut vous dire que la nuit en tente est davantage pratique. Vous nous remercierez de vous avoir éviter le château de sable dans vos draps 🙂 !!


Le séjour peut revenir rapidement cher mais ces îles sont si uniques ! Cette authenticité a su être préservé grâce aux traitions des Gunas.

On espère que ce coin de paradis niché dans les caraibes vous aura autant conquis que nous l’avons été avant ces vacances d’été ! Ces îles à peine visibles sur une carte sont d’une telle beauté que vous ne voudrez plus les quitter.

Si vous avez des questions ou des recommandations pour ceux qui ont deja vécu cette belle aventure, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire.

Pour complèter cette destination, vous trouverez également un article sur la ville du Panama !

♥♥♥

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15 commentaires

  • Répondre
    verhellen
    9 mai 2016 at 14 h 50 min

    Cet article tombe à pic ! Préparant notre voyage de 5 mois en Amérique centrale, nous nous interrogions sur ces îles ! Plus de questions désormais, ON Y VA ! On se le garde pour les derniers jours avant notre retour de Panama city pour Paris, en Octobre !

  • Répondre
    Mélanie
    9 mai 2016 at 23 h 24 min

    C’est trop fou ces îles ! Tellement belles tellement sauvages que ça semble magique ! Magnifique article

  • Répondre
    Tiphaine // Les Midinettes
    10 mai 2016 at 17 h 19 min

    C’est sublime et ça donne envie de partir ! Beau récit et sublimes photos, hâte de lire la suite !

  • Répondre
    Mathilde
    11 mai 2016 at 15 h 26 min

    Olalala mais qu’est ce que vous nous faites rêver !
    C’est tellement rare de nos jours de trouver des endroits si sauvages sans une horde de touristes 😉
    Je serais intéressée par la référence de ton ou tes appareils photos, ainsi que le drone de Camille, qui donne terriblement envie. La photo de vous 2 sur l’ile, vu du ciel est juste parfaite ! A agrandir et encadrer 😀
    J’attends la suite du périple avec impatience. Bise

  • Répondre
    Liilice
    16 mai 2016 at 16 h 05 min

    Tellement canooon ces photos ♡ Ça a l’air très chouette de pouvoir déconnecter totalement et se laisser bercer par l’océan. Complètement magique cette pause sauvage et ressourçante 🙂

    • Unduvetpourdeux
      Répondre
      Unduvetpourdeux
      17 mai 2016 at 21 h 20 min

      Merci Alice, c’est en effet loin de toi et tellement éloigné de ce que je pouvais imaginer
      J’espere vous revoir bientôt !
      A trés bientôt 🙂

  • Répondre
    Caro & Jeremie
    31 mai 2016 at 23 h 34 min

    On l’attendait cet article ! Ça donne vraiment envie. Superbes photos.
    Bises à vous deux.
    Les cubains 😉

  • Répondre
    Carla
    2 juin 2016 at 3 h 49 min

    Waouhhhh, suis émerveillée… Les photos sont sublimes 😉 c’est une très jolie découverte!!!

  • Répondre
    Rencontre avec l'Amérique centrale : Le Panama City - Un duvet pour deuxUn duvet pour deux
    17 juin 2016 at 13 h 12 min

    […] touristique et moins cher que  le Costa Rica, le Panama & ses « îles SANS BLAS  » est une destination à garder dans un coin de la […]

  • Répondre
    Anne Sophie
    5 juillet 2016 at 21 h 17 min

    Bonjour! !!! Je consulte votre site depuis tout récemment et grâce à vous j’ai pu découvrir la Grèce début juin! Nous avons suivis une partie de votre itinéraire et nous n avons pas été déçus!
    Combien de temps a duré votre séjour au total? Panama île San blas et Cuba?

  • Répondre
    Rebecca
    5 janvier 2017 at 18 h 36 min

    Bonjour!!

    INspirant! J’aimerais mis rendre! Avez-vous apporter votre tente ou est-ce une tente sur les lieux

    • Unduvetpourdeux
      Répondre
      Unduvetpourdeux
      13 janvier 2017 at 11 h 57 min

      Hello Rebecca,

      Que dire de plus, c’était magique et on a eu le sentiment de vivre quelque chose d’unique. Un endroit tellement préservé du tourisme de masse. le logement en tente sur l’île el Diablo était le moins cher soit 70 $ pour 2 personnes et par nuit.
      Le prix inclus 3 repas dans la journée. Pas besoin de t’encombrer de la tente.

      Belle journée et bon week-end

  • Répondre
    Lachiver
    6 février 2017 at 11 h 14 min

    Dans trois semaines c’est le depart pour le Panama pour nous aussi. Super article, can’t wait
    https://vadrouilleandtralala.wordpress.com/

    • Unduvetpourdeux
      Répondre
      Unduvetpourdeux
      7 février 2017 at 22 h 32 min

      Hello, C’est super…
      Vous allez adoré. C’est si authentique. Profitez bien 🙂

  • Répondre
    Gwendoline
    27 juin 2017 at 15 h 28 min

    Bonjour,

    Waouh !! C’est sublime !
    Je vais justement au Panama fin décembre et souhaite aller sur les îles San Blas. Comment avez-vous fait pour réserver votre séjour et organiser votre transfert entre les deux îles ?

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