Automne Pyrénées

Le Vignemale : Le sommet immanquable des Pyrénées

Amoureux(se) de nature et d’aventure en France ? Sur un week-end ? Avec une vue à couper le souffle ?

LE VIGNEMALE est définitivement notre plus belle ascension de l’année 2017.

Plus connu pour ses 3298 mètres d’altitude en se plaçant comme le plus haut sommet des Pyrénées Françaises, l’ascension du Vignemale est un belle course offrant plusieurs expériences de marche. Technique mais surtout variés, le paysage change au fils des kilomètres parcourus sous nos pieds.

Les Pyrénées sont définitivement l’un de nos terrains de jeux favoris.

A 3h00 seulement de Bordeaux et sur un coup de tête, nous nous retrouvons un samedi soir sur l’autoroute pour une ascension qui se révélera être l’une des plus mémorable.

Avec un réveil à 4H00 du matin  sur le parking du pont d’Espagne, je parviens difficilement à m’extirper de mon duvet. Camille est déjà prêt à partir avec nos déjeuners et collations minutieusement préparées. Lampes frontales vissées sur nos bandeaux, on commence à avancer dans le noir avec pour fond sonore le ruissellement des cascades du parc.

Il ne fait finalement pas froid ! On avance à une bonne allure jusqu’à notre arrivée au refuge des oulettes de Gaube. Dans le noir et ce même avec son ciel étoilé, je ne me suis pas aperçue que nous avions contourner le lac de Gaube.

A 6h20, cette première pause s’imposait. Depuis la terrasse du refuge, on contemple la face nord du VIGNEMALE.

Si majestueux avec son glacier, lumière au point aux couleurs roses orangées sur son sommet, où pendant ce moment silencieux, tu t’imagines secrètement déjà arrivée tout en haut.

On se remémore notre première expérience de nuit en refuge passée à ce même endroit, quelques mois auparavant. Les hauteurs de Cauterets nous avait tellement enchantées.

On reprend l’ascension pour affronter ce sommet qui nous faisait de l’oeil depuis cet hiver.

Les doux rayons du soleil réchauffent nos pas le long du sentier. Le chemin plutôt rocailleux et friable m’épuise rapidement. Je ralentis le rythme en observant quelques trailer me doubler au pas de course.

On avance tranquillement avant de rejoindre le refuge de Bayssellance. C’est le plus haut refuge gardé des Pyrénées avec ses 2650 mètres d’altitude. Il est 10h30 et on s’arrête profiter de cette vue incroyable sur  le glacier d’Ossoue tout en profitant du soleil.

Avant de partir, je m’assure d’avoir toujours l’appareil photo autour du cou. Je prends le temps d’admirer et d’immortaliser cette superbe randonnée.

Après cette pause, je trottine davantage dans les descentes pour accélérer le rythme et surtout retrouver Camille ! Et même s’il porte toujours notre sac-à-dos pour deux, il avance parfois sans se retourner.

Je ne mesure pas vraiment l’ampleur de cette course. Je fais confiance et je le suit quasiment aveuglement sur ce nouveau terrain. Le plus beau dans cette aventure c’est le challenge d’accomplir cette course à deux sur la journée, en se fixant l’objectif d’effectuer 15H00 de marche (aller – retour) !

Malgré la fatigue, je trouve toujours un peu d’énergie insoupçonnée qui me permet de continuer à avancer. Je peux même dire que j’ai progressé avec cet état d’esprit toute la journée.

A quelques centaines de mètres du glacier, on découvre de magnifiques rochers qui ne cesse de prendre le  pas sur la glace. Si blanc, lisses et parfois texturés comme du marbre. Je ne cesse de m’arrêter. Et puis, partout autour de nous des superbes montagnes ensoleillées. Un régal pour les yeux !

Par moment, je m’efforce de lever les yeux sur cette portion difficile au risque de rester tête baissée sans lâcher du regard mes pieds ! Ça m’a aussi permis de voir des signes d’encouragements où j’avais envie de les trouver, comme un papillon qui se pose sur la neige à mes côtés.

 

Vers 12h00, on entame une partie plus technique. On chausse nos crampons.  La glace n’est plus si dure avec la chaleur mais j’apprécie toujours autant écouter le crissement des crampons dans la neige.

J’observe Camille marcher dans le lointain dans cet espace blanc. Le silence règne et je me concentre sur le son de mes pas.

Presque arrivés, on commence à observer cette dernière montée plutôt exigeante. La parois rocheuse très friable implique de se protéger au niveau de la tête. Mon casque vissé sur le crâne, je commence à m’agripper sur ces rochers. Camille me laisse passer devant puis m’ouvre « la voie du sommet ». La couleur des rochers plutot rouille vif contraste avec ce blanc immaculé du glacier. Plus je grimpe et plus les randonneurs m’apparaisse petit sur le glacier.

Sur l’arrête, je parviens difficilement à m’extirper des rochers. Camille déjà en haut me fait des grands signes pour me dépêcher et tout simplement venir CONTEMPLER.

Il ne me reste plus que quelques mètres à pourcourir sur l’arrête pour apprécier ce sommet.

Là haut, on prend conscience de beaucoup de choses, du vide momentané qui nous entoure mais aussi de toujours croire en soi et ne rien lâcher et ce malgré le dénivelé à avaler  (note à moi-même).

Une fois là haut, on est bien. L’air est si doux… C’est le moment où il faut faire un voeux en attachant un petit bracelet/ souvenir sur le sommet (Je n’avais pas anticipé et j’ai pu observer ceux des grimpeurs)

Et oui après un bel effort, la contemplation reste la plus belle des récompenses. Une vue pas déméritée  depuis laquelle on aperçoit un minuscule lac vert qui n’est autre que le Lac de Gaube.

S’il y a bien un lieu dans les Pyrénées Françaises où l’on ne voudrait jamais redescendre, c’est bien le Vignemale avec ses 3298m d’altitude. La vue panoramique est incroyable !

Cette randonnée permet de se reconnecter et de lâcher un peu prise sur cette course contre le temps. 

Et même après le sommet, il faut continuer et redescendre. Un de mes moments préférés ou je me refais le film de l’aller.

 

Cette ascension nous a permis de mener une nouvelle belle aventure dans ce parc national où les couleurs de l’automne commençait tout doucement à se réveiller.

Une expérience inoubliable à marcher pendant des heures en se dépassant avec les 2500 m D+. En résumé, on a marché, chaussé nos crampons sur le glacier puis escalader tout en profitant de cette belle journée. Sans s’égarer sur le terrain on a arpenté avec beaucoup d’intérêt l’environnement dans lequel on avait la chance d’avancer. C’est sans doute notre plus beau challenge de l’année : Le VIGNEMALE : 1 jour,  1 sommet  ! 

L’Alpisme c’est un « grand mot » derrière lequel on y assimile de grands noms mais aussi des expéditions à l’étranger. 

On est ravis que nos chers Pyrénées accueille ce majestueux sommet. Nombreux(ses) sont ceux et celles qui envisagent d’y grimper. On ne peut que vous y encourager car avec un peu d’envie et de détermination tout est possible !  

On espère que cette aventure sera aussi la votre pour vos prochaines escapades. Alors partants ?

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4 commentaires

  • Répondre
    Lolli
    18 octobre 2017 at 19 h 19 min

    C’est magnifique , merci de nous faire partager cette expérience qui a dû être magique !

    • Unduvetpourdeux
      Répondre
      Unduvetpourdeux
      19 octobre 2017 at 23 h 20 min

      C’était vraiment incroyable et comme je l’ai dit dans des conditions optimales.
      Merci à toi de nous lire. Belle soirée

      Amanda

  • Répondre
    Chrys
    19 octobre 2017 at 9 h 30 min

    C’est superbe ! Quelles belles photos ! Le vignemale nous attire beaucoup aussi, comme beaucoup de sommets de nos chères pyrénées également ! 🙂 On voulait faire le Mont Valier il y a peu mais beaucoup trop de neige (déjà), et on rêve de Aneto 🙂

    • Unduvetpourdeux
      Répondre
      Unduvetpourdeux
      27 octobre 2017 at 18 h 50 min

      Mille merci Chrys 🙂 Ravie de te lire ici. AH oui Aneto je comprends. Avec de la neige la difficulté est amplifiée mais par beau temps ça promet d’être magique !!!

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