Automne Catalogne Espagne

La Catalogne : les nuances automnales du Massif du Montseny

Amoureux de nature et de ses nuances au fil des saisons, nous avons voulu revenir au début de l’automne en Catalogne. Certains ont du suivre nos aventures cet été sur la Costa Brava. Ce n’est en effet pas notre première rencontre avec la Catalogne. Pour tout vous dire, depuis plus de cinquante ans et sur trois générations la famille de Camille savoure ses étés dans cette magnifique région.  C’est à cette occasion que j’ai découvert sa côte méditerranéenne avec le charme des rues pavées de Cadaqués mais aussi l’authentique port de pêche de Port De La Selva.  Mais la Catalogne ne s’arrête pas à ses côtes ensoleillées et la jolie ville de Barcelone. C’est aussi un écrin végétal qu’on a découvert dans le massif du MONTSENY !  Vous connaissez ? 

L’automne s’est enfin réveillé et pour mieux en profiter on a décidé de partir à la découverte de cet immense parc naturel classé au patrimoine national de la biosphère par l’UNESCO.

Mardi 31 octobre au soir, nous sautons dans notre voiture afin d’arriver le plus vite possible. Cinq petites heures plus tard, dans la nuit noire et fenêtres ouvertes, j’écoute le bruissement doux du feuillage. A ce moment précis, je m’imagine déjà cette forêt attrayante.

Le lendemain, mercredi 1er novembre, on s’avance, plus lentement, sur une piste encerclée d’arbres aux couleurs jaunes/orangées. C’est au bout de ce chemin que se trouve notre Gîte : Mas el Buxaus. Situé à 800 mètres d’altitude et caché au bout de ce sentier en granit, il se mérite un peu. Sous les doux rayons du soleil matinal, on découvre cette magnifique bâtisse toute en pierre de caractère avec son jardin bien pensé et entretenu. Son emplacement est unique. Autant vous dire que le séjour promet d’être agréable.

Nous sommes accueillis en premier lieu par Brooks et Tory, les chaleureux compagnons de Noemi et Joaquim. Ces deux grands chiens se marient parfaitement aux teintes actuelles du feuillage du jardin. Je décrirais même leur pelage d’une couleur châtaigne / marron glacé. Cette petite fête de bienvenue nous enthousiasme autant qu’eux. 

On admire la vue depuis le jardin avant de grimper à l’étage. On y découvre notre nid douillet pour les prochains jours. Une chambre spacieuse avec son plafond en poutre apparente, un lit à baldaquin en bois orné de quelques détails de nacre incrustés mais aussi une grande armoire ancienne, une coiffeuse et un valet. Le tout donnant du caractère à cet espace.  Les murs en pierres sont habillés de bibelots du passé : canevas, lithographie et bouquets séchés.  Le style est soigné. Ce gîte est comme je me l’imaginais simple et authentique. Et la cerise sur la gâteau, c’est certainement cette vue panoramique sur une partie du Montseny entouré d’une vaste forêt de chênes et de hêtres : l’endroit idéal pour admirer le lever du soleil depuis sa fenêtre.

Ce jour-là, le soleil est si puissant qu’il est difficile de se référer au calendrier pour deviner la période de l’année. Et pourtant c’est bel et bien une jolie journée d’automne qui nous attend. Nous profitons de ce doux moment dans le jardin en savourant un délicieux cake aux noix accompagné de fruits de saison.  

Le plein d’énergie fait, nous prenons le chemin du départ. Le topo guide de la Catalogne reprend toutes les belles randonnées à pieds dans la région. Nous suivons l’itinéraire pour gravir le plus haut sommet du massif  qui se trouve être aussi le plus célèbre pour la beauté de ses paysages. Etonnant, non ?

 

 

Arrivés du côté de Sante Fe, on aperçoit cette forêt enchantée. On prend le temps d’observer l’environnement. Entre sapins et ruisseaux nous ne sommes pas déçus. Nous ne sommes pas seuls. La Toussaint est une période importante dans le calendrier Catalan. Cette fête se caractérise par la CASTANYADA : il s’agit de la fête de la Châtaigne. Cette spécificité catalane automnale attire de nombreuses familles sur place, avec leur panier en osier qui viennent ramasser leur butin pour le dîner. Il y règne donc une atmosphère familiale particulière. Des sourires des habitants croisés, aux  feuillages des chênes orangés, tout semble si paisible. Au premier lacet en direction des Agudes, la progression sur ce beau sentier est constante. Je pense que les nombreux kilomètres et dénivelés avalés ces derniers mois dans les Pyrénées nous permettent aujourd’hui de bénéficier de solides acquis. C’est donc dans ces couleurs automnales extraordinaires que nous progressons jusqu’à atteindre le sommet Turó de l’home (1707 m) .

Le soleil semble jouer à cache cache pour notre plus grand plaisir. Les nuages planent autour de nous pour mieux nous laisser imaginer  l’étendue de cette foret. On s’arrête quelques instants déjeuner au pied d’une maisonnette typiquement montagnarde. La vue est magnifique.

 

 

On continue notre ascension pour atteindre le second sommet à peine plus haut  : le pic de Les Agudes (1706 m) point culminant du massif.

On progresse sur un large sentier à l’abri du vent. Il fait chaud et nous sommes surpris par cette différence  de température. La végétation basse et changeante me rappelle davantage nos promenades de cet été sur la Costa Brava. Un brin méditerranéenne, l’atmosphère nous donne quelques instants le sentiment de rebasculer en été.

Au fur et à mesure que l’on gagne de l’altitude, le vent se lève et ce jusqu’au sommet montagneux des Agudes. Plusieurs randonneurs assis sur les rochers semblent se ressourcer. La vue est vraiment belle.

Depuis ce sommet, on observe cet horizon de sapins, et le chemin parcouru. Des sensations qui nous font toujours nous sentir plus vivants.

 

Plus tard dans la journée, on s’amuse à trottiner dans les descentes entre ces sapins nordiques (à noter que ce sont les sapins nordiques les plus au sud de l’Europe) pour vite profiter du délicieux feu de cheminée qui nous attend.

A peine arrivés, on s’installe sur le canapé face au poêle à bois. Les casseroles en cuivres de la cuisine et les bouquets séchés rendent cet endroit tellement chaleureux. J’en profite pour noter dans mon petit carnet fétiche, les émotions ressenties dans la journée. Pendant ce temps Camille se délecte d’un rafraîchissement. Une bière locale et artisanale du nom du massif « Montseny ».

Nouvelle journée, vers 7H00, le champ du coq nous réveille. Une douce lumière transperce le rideau en crochet.  Il n’y a pas de doute, ce réveil naturel et paisible annonce une belle journée. On observe, les yeux un peu endormis, le va et vient des nuages dans ce ciel aux différentes nuances de rose. Les minutes défilent et laissent place aux pétillants rayons du soleil catalan. Si attentifs au paysage qui se dresse sous nos yeux, on n’en perd pas une miette.  

Aujourd’hui, nous avons décidé de faire confiance à un guide de l’association de Nordic Walking pour en apprendre davantage sur ce coin de paradis. Le timing est parfait, Quim nous attend pour une belle balade de 25 kilomètres. L’occasion pour Camille de perfectionner son espagnol qu’il parle couramment. C’est toujours intéressant de se laisser guider et d’écouter un passionné de montagne. Le massif du Montseny ne semble plus avoir de secret pour lui. Il nous y fait découvrir ses endroits préférés et nous révèle tous ses plus beaux secrets.

J’en apprend davantage sur la richesse et la diversité de la flore qui le compose. C’est le paradis végétal par ici : de nombreux chênes, hêtres, sapins et végétation méditerranéenne. 

On avance la plupart du temps sur un sol en granit poreux blanchâtre typique méditerranéen. Dans ces sous bois on ne croise personne, nous sommes tous les trois à profiter des bienfaits de la nature. On s’arrête boire à la fontaine plus connue sous le nom de Maria Negra. Assis sur un rocher, on se laisse bercer, le temps d’une pause, par l’écoulement de l’eau d’une petite cascade.

En chemin vers notre gîte, nous prenons le temps de nous arrêter face au rocher le « Grenys  » (en catalan). L’idée de le gravir un jour nous séduit. La lumière intense, nous permet d’admirer chaque pointe de couleur sur la végétation qui nous entoure. En parallèle, on guette les animaux de la forêt. Dur de savoir où regarder mais une chose est sûre nous sommes en harmonie totale avec la nature. 

Le Montseny c’est un peu le chemin du bien-être et du bonheur simple.

 

Notre journée s’achève au gîte Mas el Baxau à profiter des chiens de Noemi et Jaquim.

Après ces 25 kilomètres et 400 mètre de D+, je ne fais pas long feu pour rejoindre les bras de Morphée. Le rhume commençant à m’embuer l’esprit, Noemi me propose aimablement une tisane maison à base de miel gingembre et thym du jardin. Son jardin c’est aussi le paradis des plantes. Pour notre dernière nuit, on essaie de guetter les étoiles mais la fatigue nous assomme plus rapidement que prévu.

On quitte notre gîte après le petit déjeuner à l’heure parfaite c’est à dire l’heure où le soleil se lève. 

 

J’observe Noemi,  la propriétaire, profiter des bienfaits de ce réveil aux aurores. Postée sous son cadran solaire en pleine séance de yoga, elle est face à cette nature en position « salutation au soleil ». L’endroit parfait pour se reconnecter avec soi-même. 

On repart avec ses bonnes énergies pour nous rendre de l’autre coté du massif du Montseny, dans la province de Barcelone, en direction du centre équestre : La Guilla.

L’équitation n’est pas un sport que j’ai beaucoup pratiqué, contrairement à ma grande soeur. Cependant,  il me reste quelques connaissances de mes expériences passées à l’étranger et plus particulièrement à Cuba et en Californie. Je sais pertinemment que cette activité est idéale pour la contemplation mais j’ai toujours cette petite appréhension de monter cet animal majestueux. Quelques minutes en selle et mes doutes se dissipent pour mieux laisser place à un fou rire. Mon beau cheval blanc (de 24 ans) s’appelle Ashbek. Il semble si doux avec ses légères touches de brun dans son crin. Camille monte quand à lui, son acolyte XAO. Bien plus tonique, ce cheval noir est en parfaite adéquation avec son cavalier. Comme quoi dans la vie,  il n’y a pas que des hasards. 

On s’enfonce dans des sentiers avec Claudia la responsable du centre équestre. Elle nous ouvre le chemin avec son superbe cheval brun. Botte de cavalière et posture académique, je suis toujours autant impressionnée par l’élégance de ce sport.

Ce vendredi matin, je profite de ce petit plaisir simple, suivre avec mon cheval au trot, Claudia et Camille. Mon esprit s’évade rapidement. Ce moment d’absence à un effet immédiat. Quelques branches m’effleurent vivement le visage histoire de  bien me réveiller. J’étais tellement bien et sereine que j’en oublié d’orienter mon cheval…

Et le plus amusant dans tout ça, c’est que nos chevaux respectifs semblaient en parfaite harmonie. Comme une connexion wifi imaginaire entre Asbeck et Xao. Si l’un va au trot l’autre le suit. Ca m’a valu quelle Cocasse vidéo à l’iphone.

 

Après s’être enfoncés dans la forêt, on découvre un grand espace blanc poussiéreux face au « Roc Gros ». La vue est belle, envoûtante et parfaite. Le paysage tellement instagrammable !

 

 

Et dire qu’on n’avait pas connaissance de cet écrin végétal ! On remercie La Catalogne et Le Montseny de nous avoir fait découvrir de nouveaux sentiers de randonnée dans un cadre automnal envoûtant.

On repart avec de beaux souvenirs et de nouvelles idées pour les vacances d’été 2018. 

 

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3 commentaires

  • Répondre
    Natalie
    27 novembre 2017 at 22 h 49 min

    Superbe article et ces Photos 😉

    • Unduvetpourdeux
      Répondre
      Unduvetpourdeux
      27 novembre 2017 at 23 h 04 min

      Merci beaucoup Nathalie, un endroit ressourçant et qui mérite de s’y attarder davantage à l’automne.

  • Répondre
    En vidéo, la catalogne et ses nuances automnales dans le parc du Montseny - Un duvet pour deux
    29 novembre 2017 at 23 h 41 min

    […] LA CATALOGNE : LES NUANCES AUTOMNALES DU MASSIF DU MONTSENY […]

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