Afrique du sud Johannesburg

La Satyagraha House: une escale unique à Johannesburg en Afrique du Sud

Déjà un an que ce voyage du bout du monde a mûri. A vrai dire, quand le voyage que l’on s’imagine faire un jour se concrétise, c’est une explosion d’excitation que l’on ressent le Jour J. Et cette découverte de l’Afrique du Sud en passant par la Satyagraha House puis la Namibie ne ressemble à aucune autre de nos pérégrinations.  

Chaque voyage est pensé et façonné au gré de nos envies. Et c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de faire une escale à Johannesburg avant de découvrir la Namibie ! Aujourd’hui, je peux vous dire que c’était une idée lumineuse. Même si cette halte était brève, ce soupçon d’Afrique du Sud nous a donné des idées pour nos futurs voyages et puis qui n’a jamais rêvé de découvrir ce havre de paix : la Satyagraha House ?

Le vendredi 3 novembre, vers 20 heures, on arrive à l’aéroport de Bordeaux pour notre vol en direction de Paris CDG. En ce qui nous concerne, on essaie toujours de partir de Bordeaux et je vais vous expliquer pourquoi. En effet, courant mai, à l’occasion d’un road trip au Monténégro, on vous a parlé des précieux services de BLUE VALET, une start up qui a su répondre à un vrai besoin. Ainsi, un voiturier est venu prendre en charge notre voiture devant l’entrée de l’aéroport, jusqu’au retour des vacances ! Un gain de temps inestimable et des sacs-à-dos directement déposés sur un chariot. D’où une bonne dose de stress en moins ; ce concept existe dans plusieurs grandes villes de France. Nous démarrons donc notre voyage plus sereinement. Évidemment, c’était avant notre péripétie aérienne.

21h30, l’heure d’atterrir et pourtant notre avion ne rejoint pas la piste. En effet le pilote remet les gaz pendant que l’hôtesse de l’air se présente au micro. Ensuite elle nous explique calmement que le commandant de bord nous fournira plus d’informations dès que possible … 

Quelle information pertinente ! Pour vous planter le décor, les passagers s’agitent et s’inquiètent. Forcément, n’étant pas hermétique et ne comprenant pas pourquoi nous repartons, je me pose tout de même quelques questions. Intérieurement, je me dis que c’est bien dommage de faire un vol Bordeaux-Paris et de rencontrer un souci. En revanche Camille reste très serein et regarde l’heure sur sa montre. A vrai dire il est plus inquiet d’un éventuel retard pour embarquer sur le second vol … à chacun sa réaction. Au contraire moi, avant de penser au prochain vol, je me suis aussitôt interrogée sur l’existence même de ce prochain vol.

Le commandant prend la parole, enfin une explication : « nous avons remis les gaz car l’avion est passé dans le souffle aérodynamique de l’avion précédent. » Évidement c’est une information technique à la portée de tous voyageurs ! Ainsi donc c’est la procédure de repartir et faire un tour. Une règle dans l’aéronautique que je suis ravie de découvrir. Je n’avais pas pour projet de passer mon concours d’aiguilleur du ciel mais j’ai appris quelque chose de nouveau. 

21h50 : deuxième tentative d’atterrissage. On sent rapidement l’arrivée sur la piste. Un bon rebond nous secoue au son des « oh » puis des rires nerveux des passagers. L’hôtesse nous remercie d’avoir choisir Air France. Au moins le prochain vol dure 10h. Enfin la descente débute tranquillement et je reste les yeux rivés sur l’écran de vol . Première fois dans cette direction de la planète en dessous du Tropique du Capricorne 😉 

Après quelques pages de lectures, trois films et deux repas, nous atterrissons, ce samedi 4 novembre à Johannesburg. Changement de climat, changement de décor ! Que j’aime ces ambiances

Puis on choisit un taxi au hasard ou plutôt le taxi nous choisit. Edy sera notre chauffeur pour nous rendre à notre hébergement.

Depuis la fenêtre de la voiture, j’observe le paysage. Le ciel est parfaitement bleu et la circulation peu dense. Soleil au zénith,  il fait déjà très chaud ! Les routes sont bordées de sublimes jacarandas bleus, dont les pétales jonchent le bitume.

C’est dans ce cadre que nous allons découvrir la Satyagraha House.

La Satyagraha House, véritable écrin de sérénité

La Satyagraha House : postée dans un quartier chic de Johannesburg, je ne sais pas réellement à quoi m’attendre. En fait cette résidence appartient à l’agence Voyageurs Du Monde. Cet endroit intimiste et apaisant est une nouvelle pépite que nous découvrons. Le plus important à noter, c’est que cette maison – musée a été la résidence de Mohandas Gandhi de 1908 à 1909. L’authenticité de ce lieu nous plonge dans une parenthèse débordante de bonnes énergies.

De surcroit, les chambres sont immergées dans un jardin verdoyant bien entretenu. 

Les matériaux sont bruts, naturels et locaux. Le style est soigné mais à la fois simple et authentique. Dans les chambres et dans la pièce de vie commune, de grandes fenêtres s’ouvrent sur l’extérieur pour décupler cet effet d’harmonie avec la nature. 

Véritable écrin de sérénité, on y ressent toute l’âme de Gandhi. 

A cet égard, je me permets de citer M.K. Gandhi : « En réalité, c’est grâce à cette partie de ma vie en Afrique du Sud que je suis devenu ce que je suis aujourd’hui. Mon amour pour l’Afrique du Sud et ma sensibilité à ses problèmes sont aussi forts que ceux que je ressens pour l’Inde« .

C’est un lieu qui a gardé toute son âme. 

Et puis, pour parfaire notre arrivée d’une nouvelle note douce, on nous offre un thé aux associations parfaites de goûts subtils.

 

Pour ce qui est de la signification du nom « Satyagraha House » : Satya signifie vérité et Graha veut dire saisir.

Autrement dit, l’usage de la vérité comme arme de lutte. En bref le message de M.K Gandhi : la résistance passive.  

Le quartier branché de Johanenesburg : Maboneng

Vers 17h, dans la soirée, nous décidons de rejoindre Maboneng. Aussi on déambule, un peu jet lag, dans ce quartier à la découverte des boutiques de créateurs, galeries d’art et restaurants.

Pas de doute, Maboneng bouillonne de créativité.

A l’image de Venice Beach, une célèbre guirlande flottante aux lettres de – M-A-B-O-N-E-N-G –  est suspendue à l’entrée du quartier. En effet, c’est le repère cool et branché. D’ailleurs autour de nous se sont de nombreux selfies de jeunes femmes apprêtées sur leurs talons hauts perchés. On est samedi soir et on ressent toute la ferveur du quartier.

Avec Anne-Charlotte et Romain, un jeune couple en lune de miel rencontré plus tôt à la Satyagraha House,  on s’offre à la terrasse d’un café branché un mojito et une bière locale. On croise beaucoup de jeunes aux tenues vestimentaires attirantes. Finalement on oublie la fatigue du voyage et on profite de cette découverte. 

Ici sortir rime avec plaisir. Alors on s’adonne à un moment de partage convivial autour d’un bon repas à Pata Pata. Au menu : ribs, délicieux burgers accompagnés d’un Pinotage. L’ambiance était excellente, grande tablée en bois, suspension lumineuse en toile de café sur un fond de tam tam. Le ton chaleureux est donné. À la lumière de la bougie, on profite de cette soirée.  

 

En définitive, ce soupçon d’Afrique du Sud nous a enchanté.

3 commentaires

  • Répondre
    Amélie
    12 décembre 2017 at 9 h 36 min

    Votre article est splendide! La qualité de vos images est juste dingue! Merci pour ce voyage <3 Il y a tant de choses à faire autour du globe que ma bucket travel list s'allonge tous les jours ahaha! En tout cas, j'ai hâte de lire la suite!

    • Unduvetpourdeux
      Répondre
      Unduvetpourdeux
      12 décembre 2017 at 23 h 11 min

      Oh merci beaucoup Amélie. L’endroit était exceptionnel. On s’est vraiment bien ressourcé dès notre arrivée et avec ces quelques heures de vols depuis la France 🙂
      En effet, je partage totalement ton avis. Il y a tellement de belles destinations à découvrir ou redécouvrir.
      belle soirée

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    Road trip en Namibie : L'incontournable Parc National D'ETOSHA - Un duvet pour deux
    10 mars 2018 at 16 h 29 min

    […] donc après une escale unique à Johannesburg que nous mettons le cap sur la NAMIBIE. Notre voyage a duré 13 jours, ce qui laisse le temps de […]

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